|
PLASTIE
MAMMAIRE
L'opération
consiste à remodeler le sein en agissant sur l'enveloppe
cutanée et sur le tissu glandulaire. La glande est concentrée
et placée en bonne position. Il faut ensuite adapter l'enveloppe
cutanée, ce qui impose de retirer la peau en excès
de manière à assurer une bonne tenue et une belle
forme au nouveau sein. Ces gestes permettent de replacer l'aréole
et le mamelon qui étaient trop bas situés.
Les berges de la peau qui ont été découpées
sont suturées en fin d'intervention: ces sutures sont à
l'origine des cicatrices.
En
cas de ptose très importante, la cicatrice à la
forme d'un T inversé avec trois composantes: péri-aréolaire
au pourtour de l'aréole entre la peau brune et la peau
blanche, verticale entre le pôle inférieur de l'aréole
et le sillon sous mammaire, horizontale dissimulée dans
le sillon sous mammaire. La longueur de la cicatrice horizontale
est proportionnelle à l'importance de la ptose.
Plus
souvent, en présence d'une ptose mammaire modérée,
on peut réaliser une méthode dite "verticale"
qui permet de supprimer la cicatrice transversale dans le sillon
sous mammaire et de réduire la rançon cicatricielle
à ses composantes
péri-aréolaire et verticale. Dans certains cas de
ptose mammaire très modérée, il est possible
d'utiliser une technique qui permet d'effectuer la correction
de l'affaissement uniquement avec une cicatrice autour de l'aréole.
Enfin,
lorsque la ptose est associée à une insuffisance
de volume (hypoplasie mammaire), il peut être souhaitable
de mettre en place, dans le même temps opératoire,
une prothèse pour redonner au sein un volume satisfaisant.
Dans ce cas, il est habituellement possible de retirer l'excès
de peau autour de l'aréole et de limiter ainsi la cicatrice
uniquement à un cercle péri-aréolaire.
Une plastie mammaire pour ptose peut être effectuée
à partir de la fin de la croissance et au-delà pendant
toute la durée de la vie. Une grossesse ultérieure
est bien évidemment possible, ainsi qu'un allaitement,
mais on conseille d'attendre au moins six mois après l'intervention.
Le risque de survenue d'un cancer n'est pas augmenté par
cette intervention.
|